génocide



  1. Refonder une relation écologique avec le Rwanda
    pour contribuer à une économie de paix
    dans les Grands Lacs

    Champ de maïs au Rwanda

    par Karim Al Rifaï* avec le groupe Afrique EELV   Le 7 avril 2013 marque le 19e anniversaire du déclenchement du génocide des Tutsis au Rwanda. L’occasion pour EELV de rappeler son attachement à ce que la France éclaire toutes les zones d’ombre qui planent encore sur son degré d’implication dans ces événements tragiques, en préparant notamment une commission d’enquête parlementaire sur la question. Mais l’action de notre pays ne doit pas s’arrêter là. Une fois cette démarche effectuée, la France et l’Union européenne doivent être en mesure de proposer un nouveau partenariat avec le Rwanda, en prenant l’initiative d’une politique de développement durable dans les Grands Lacs. A certains égards, le Rwanda offre en effet un terrain fertile à une politique de développement écologique : 92 % de la population y dispose d’une assurance maladie publique, et sa politique forestière vient d’être récompensée par l’ONU pour sa gestion locale, autonome et durable. Ce nouveau partenariat entre l’UE et le Rwanda doit engager des sommes considérables d’aide publique au développement, afin de pouvoir négocier en retour le retrait progressif de l’influence rwandaise dans les Kivus (RD Congo), où Kigali entretient depuis quinze ans une économie de guerre particulièrement meurtrière qui contribue à 20% de son PIB… …

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  2. Faire la lumière sur l’implication de la France dans le génocide rwandais pour renouer des relations décentes avec l’Afrique

    Europe Ecologie les Verts Communiqué – le 16 janvier 2012 Les conclusions du rapport d’étude balistique commandé par les juges Marc Trévidic et Nathalie Poux dans leur enquête sur l’attentat du 6 avril 1994 qui a coûté la vie aux présidents rwandais Juvénal Habyarimana et burundais Cyprien Ntaryamira et précipité le début du génocide des Tutsis au Rwanda, sont sans appel : les missiles qui ont détruit l’appareil du président Habyarimana ont été tirés du camp militaire de Kanombe, tenu par les loyalistes hutus, et non depuis la colline voisine de Masaka, tenue à l’époque par le Front patriotique rwandais (FPR). Si ces conclusions invalident l’orientation donnée à l’enquête depuis 1998 par le juge Jean-Louis Bruguière, qui avait délivré en 2006 des mandats d’arrêt à l’encontre de neuf responsables du FPR dont l’actuel président rwandais Paul Kagamé, elles éclairent aussi d’un jour cru l’absolue préméditation du génocide par les extrémistes hutus au sein d’un gouvernement très activement et militairement soutenu par la France, notamment à partir de 1990. …

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